« Mettre fin à la dépendance à l’égard du pétrole nous fournira de nombreuses opportunités de renforcement de la compétitivité, de développement technologique et de progrès. Le but est de nous libérer des combustibles fossiles d’ici 2020. À partir de cette date, plus aucun foyer n’aura besoin de pétrole pour se chauffer et plus aucun automobiliste ne sera obligé d’utiliser de l’essence en tant qu’unique option disponible. À ce moment-là, il y aura toujours de meilleures alternatives au pétrole », a-t-elle affirmé.
Parmi les autres acteurs clés de cette initiative visant à abandonner l’énergie basée sur le pétrole, l’on trouve l’Islande, qui a l’avantage de disposer d’importantes ressources géothermiques, mais qui espère doter son parc d’automobiles et de navires de moteurs à hydrogène d’ici 2050, et le Brésil qui vise à faire fonctionner 80 pour cent de ses moyens de transport avec de l’éthanol dérivé de la canne à sucre d’ici cinq ans.
L’UE n’ayant pas, pour le moment, de politique énergétique, chaque pays prend ses propres décisions quant à la voie à suivre et aux secteurs où seront concentrés les investissements de recherche en matière d’énergie. Certains ont indiqué que le retour à l’énergie nucléaire était un moyen de satisfaire « facilement » les besoins énergétiques et d’atteindre les cibles fixées dans le cadre du protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique. Toutefois, l’UE a fixé des cibles en matière de recours aux sources d’énergie renouvelables, et son leadership dans ce domaine est mondialement reconnu.
La décision de la Suède fait de celle-ci le premier pays à se prononcer ouvertement pour un monde sans pétrole. Le pétrole bon marché, qui est l’un des fondements de notre civilisation moderne, a permis la production d’une électricité à faible coût, celle-ci ayant à son tour permis le développement de presque tous les types de technologies, outre les secteurs du plastique, de l’ingénierie et les laboratoires pharmaceutiques.
La Suède pourrait être l’un des quelques pays disposant d’un appoint en sources d’énergie suffisamment diversifié pour parvenir à renoncer au pétrole. Depuis 1994, la production industrielle en Suède a augmenté de 70 pour cent, alors que la consommation de pétrole des ménages et du secteur des services a diminué de manière significative et que la consommation industrielle de pétrole restait stable.
Actuellement, la Suède satisfait ses besoins en électricité principalement grâce à l’énergie nucléaire, hydroélectrique et d’autres formes d’énergie renouvelable. Les sources renouvelables assurent 26 pour cent du total de son approvisionnement en énergie. Par ailleurs, si la Suède a pris en 1980 la décision de renoncer à l’énergie nucléaire, elle possède encore des réacteurs en service.
Source : http://www.futura-sciences.com/news-suede-veut-etre-premier-pays-passer-petrole_8230.php